dimanche 23 octobre 2011

Ni tout noir, ni complètement blanc

Le bleu ayant été remplacé par du blanc*, le titre précédent tombe comme un protège-dent dans la soupe... Quant à la marée noire redoutée, c'était une petite vaguelette, à peine de quoi faire évacuer un pédiluve... C'était le match qu'on attendait depuis le mois de septembre : des bleus - en blanc- déchaînés, dans le mouvement, ne lâchant rien et remettant cent fois l'ouvrage sur le métier. Hé-ro-ïques qu'on vous dit. 
Ca a commencé par le regard de Thierry Dusautoir à la sortie du couloir : j'ai failli lâcher mon bol de thé, le petit est parti en courant dans sa chambre (et aux dernière nouvelles, il y est toujours), mon cher et tendre (appelons le Dan, mais juste par commodité hein et parce qu'il souhaite garder l'anonymat) s'est remis les fesses en place dans le fauteuil, sentant que quelque chose se passait et le match a commencé. (alors, pour ceux qui n'ont pas vu ce regard, mais qui ont vu quelques épisodes de Rambo ou Rocky: c'est le regard qui fait comprendre qu'il n'y aura pas de prisonniers) Puis le score ne bougeait pas. Enfin, pas beaucoup. En tous cas moins que ce que l'on aurait pu craindre...
Au fil des minutes, il faut se rendre à l'évidence : les bleus en blanc sont bons, ils sont complètement dedans, laissant 5 petits points aux blacks à la mi-temps. C'est POSSIBLE. Dan s'énerve, tapotant fébrilement sur son Whiteberry, en multiplex avec paris 12, Auckland et London. A ses sourcils en phase d'unification, Je comprends que quelque chose coince... explication : la faute à l'arbitre qui n'a franchement pas risqué la laryngite par overdose de sifflet durant les regroupements. Voilà ça c'est dit.
Après 80 minutes, Dan n'a pas bougé de son fauteuil, sa tasse de café est vide, son oeil est un peu mouillé, un peu vide aussi. Le bilan est cruel : 15 petits points marqués, 1 point d'écart, 15 blancs en bleu désemparés, 1 blanc avec un oeil noir (le p'tit Morgan de la charnière) et le droit de soulever la coupette pour les blacks. 
Que l'on se console : elle n'est pas jolie du tout cette coupette !! Pas du tout le genre de trucs qu'on aurait envie de voir sur sa cheminée par exemple). Mais quand même, on y était à "ça"...


Drôle de finale, triste résultat, une coupe du monde 2011 qui laisse un goût d'amertume (1 point d'amertume soyons précis) quand même, malgré une qualification arrachée aux forceps et une demi-finale enlevée sans panache, à l'image de cette victoire néozélandaise finalement.


Sur ce, c'est pas l'tout mais je vous laisse. La suite c'est dans 4 ans ; d'ici là, vous pouvez reprendre une activité normale et éteindre le poste.


* A l'issue du tirage au sort, pourtant gagné par la France (yihaaa on a gagnéééé), le management a choisi, avec une certaine élégance, de laisser les all blacks jouer en noir. Peut-être espérait-on amadouer une presse kiwie déchaînée, ou décrocher une médaille du fair play... C'est vrai que les blacks en blanc, ça en jette beaucoup moins. Mais les bleus en blanc, aussi, en particulier pour entonner ce merveilleux et entraînant chant guerrier : "Alleeeeeeeez les  bleuuuuus".

jeudi 20 octobre 2011

Des bleus dans les noirs ou du noir au fond des bleus?

La faute à l'opérateur téléphonique qui m'a privée d'internet pendant 8 jours et 15 heures, je n'ai même pas pu célébrer l'entrée du XV de France dans l'étape ultime de cette coupe du monde 2011.  Et au moment où j'écris "célébrer", je me rends compte que le mot n'est pas tout à fait approprié... 
Car, pendant cette demi finale au suspense limite intenable, le jeu était gallois et la chance était en bleu. C'est une arrivée en finale, sans tambours ni trompettes, qui seraient d'ailleurs malvenues. Mais, comme dirait Marc "ne boudons pas notre plaisir", même si un peu plus de panache n'aurait finalement pas nuit au résultat et à notre plaisir justement.
Alors, dimanche, hormis le plaisir d'un croissant devant la télé... à quoi doit-on s'attendre? une vaste débâcle ou un coup de génie? une victoire ou une défaite? La seconde option étant par ailleurs tout à fait compatible avec un coup de génie : elle priverait de la coupette et de la-gloire-enfin, mais pas du prestige et du plaisir, elle ne laisserait pas un petit goût amer de hold-up et nous permettrait de passer à autre chose avec le sourire aux crampons...


Météo - Environnement


Il y a quelques semaines, le porte conteneur Rena déversait plusieurs centaines de tonnes de pétrole au large des côtes d'Aotearoa, dans la bay of Plenty, entraînant la pire catastrophe écologique qu'ait connu ce magnifique pays.
Une deuxième marée noire, aux conséquences bien moins lourdes, reste à craindre dimanche soir, à Auckland autour de l'Eden Park Stadium...

lundi 10 octobre 2011

Et où qu'on en est donc dis donc?

Alors, pour celles qui ont bien suivi (oui, je m'adresse d'abord aux copines, copines de copines etc...), on en a fini avec les poules et on est maintenant en phase finale, entre les quarts et les demis (je dis "on", mais je reconnais que c'est un peu exagéré : c'est eux, et eux seuls, même si le fait d'entendre le stade reprendre "allez les bleus" doit avoir un effet 16ème homme probable).
Parce que l'Irlande a battu l'Australie et déjoué les pronostics, les deux moitiés du tableau final correspondent aux 2 hémisphères ; côté nord, il reste le coq français et le poireau gallois, respectivement vainqueurs de la rose et du trèfle et, côté sud, les blacks tombeurs des pumas et les wallabies pourfendeurs de springboks (les plus averties remarqueront au passage que le registre symbolique n'est pas tout à fait le même, bien que les blacks soient représentés par une douce et aérienne fougère).
Bref, le week-end prochain, c'est France Galles (sans erreur de typo, je vous assure) et c'est tout à fait dans les cordes de cette équipe "reborn". 
A suivre de près, en confiance et avec plaisir...


La minute de Marc


Il annoncera demain son équipe type du moment de la demi finale. Pour le moment, même si ses choix ont souvent été critiqués, le vent semble tourner et certains n'hésitent pas à crier au génie. Je pense qu'il a surtout le courage de garder son cap, notamment par forte tempête, sa parole franche et (peut-être) spontanée, son humour et malheureusement aussi, sa  moustache.


Non, ce n'est pas le leader de Ramon Perez y los chicanos..c'est Marc.
Photo trouvée sur sports.fr, légende libre.


Et la presse?

Allez, ne boudons pas le plaisir de la Page des sports du Sunday Times... 


dimanche 9 octobre 2011

Ici Londres

Hystérie de la foule lors du 1er essai


Vu depuis Londres, ce match a pris une saveur spéciale : parce qu'il marquait de façon très visible la reprise en main de l'équipe, parce qu'on sentait de l'énergie, de l'envie d'en découdre et puis aussi parce que les têtes des anglais affichaient un peu ce qu'on avait vu jusqu'ici sur nos bleus à nous, et aussi parce que les commentaires en anglais, c'est quand même savoureux (quand on gagne)...
Vu depuis Portobello, mug dans une main, toast dans l'autre, sur une toute petite télé (avec de sérieux problèmes de réglages, luco, faudra voir ça à ton retour de là-bas, c'est pas possible, même X-Factor le lendemain, c'était pas top à voir) ; on ne va pas prendre le petit dej au pub, là bas non plus. 
Dès la fin de la journée, lorsque la bière a commencé a couler, la défaite (la leur) était reconnue, blanc sur noir.




La minute Marc L.


J'ai retrouvé avec plaisir l'oeil de Marc, celui qui pétille, joyeux de cette victoire qui peut annoncer de belles choses pour les prochaines semaines... N'était cette petite moustache façon Don Diego, je dirais que tout va pour le mieux, mais comme cette petite moustache semble faire des émules un peu partout... je me tais (et me contenterai d'un contrôle strict du rasage à la maison).


La minute de l'autre Marc


Marc S. est un grand sportif, depuis longtemps ; son palmarès tient peut-être plus à l'assiduité et la persévérance qu'aux résultats à l'échelle internationale, mais aujourd'hui, Marc fait la Une du Monde Sports, et s'offre un passage au journal de 20 heures aux côté de Marc L. 
Alors, qui dit mieux?
ps - Marc ne porte pas toujours de béret. ni de moustache.

mercredi 5 octobre 2011

Auckland-Knysna Express

Il suffit de pas grand chose... d'un manque de résultats, d'une apparente absence de cohésion, de petits soupirs déçus, de petits mots qui semblent remettre en question l'autorité de l'entraîneur, et tout de suite, une voie express est créée entre la Nouvelle Zélande et l'Afrique du Sud, comme un pont qu'ils sont nombreux à franchir allègrement dans le microcosme du commentaire sportif. Même Marc L., (petite déception là quand même je dois bien l'avouer), a franchi le détroit et usé de cette métaphore, pour décrire l'engagement de son équipe lors du dernier match contre les Tongas "ils ne sont pas descendus du bus". Pétard !!! Marc !! Reprends-toi s'il te plaît et prends tes distances avec cette image d'un autre temps et cet amalgame tellement facile...
Il est en effet devenu commode (ou à la mode), de faire planer le spectre de l'Afrique du Sud, de la mutinerie et donc, de la boue sur le maillot dès lors qu'une équipe est à la peine, dès lors que son entraîneur ne semble pas trouver d'issue ; cet épisode, mémorable, semble à présent incarner à lui seul, tous les manquements d'une équipe ou de son management. et voilà comment "le bus" revient de façon indigeste à toutes les sauces...(je me demande même si je ne pourrais pas en faire usage à la maison, lorsque la rébellion des enfants est trop manifeste, un truc du genre : hé oh, là, on n'est pas dans le bus, ici, hein? variante post 2010 du désormais dépassé "on n'est pas chez mémé")
Elle semble triste et perdue cette équipe, mais je ne vois pas la trace d'une ressemblance avec les mutins millionnaires de l'Afrique du Sud.. Hier, dans l'Equipe (oui, suis retournée lire un peu au p'tit coin), un joueur disait "C'est nous et nous seuls qui sommes sur le terrain et nous allons nous révolter et battre les anglais". Si révolte il y a (et il faudrait), elle sera sur le terrain j'espère, dans un bus je ne pense pas, et dans la presse à la rubrique règlements de compte, je ne veux pas y penser...


Prenant très à coeur le sujet, je serai évidemment à Londres ce samedi, au coeur de la mêlée anglaise, pas trop loin des pubs. Allez, bon match !

samedi 1 octobre 2011

Réveil difficile

J'aime pas cette coupe du monde. Elle est trop loin, trop tôt le matin, et si je n'ai évidemment pas le courage de me lever pour regarder le match, je n'en apprécie pas pour autant les réveils catastrophes à 9h du matin du type "Ils ont perdu. Match de m..."
Coup de bol, ils iront tout de même en quart de finale, (le bonus défensif arraché par les bleus ayant anéanti les efforts tongiens) affronter une équipe anglaise guère plus convaincante...
Et, puis je n'aime pas regarder un match le matin. Je préfère un match de fin d'après-midi, ou du soir, qui peut annoncer de belles troisièmes mi-temps, apéro ou plus si affinités (oui, j'admets volontiers que je ne suis pas une puriste). Le matin, à plus forte raison avant 8h, je me sens plus casanière, pas du tout le genre à tremper mes tartines dans la bière et encore moins à partager ma théière avec 10 personnes, en pyjama. Alors, cette coupe du monde de l'autre bout du monde, elle peine - assez peu aidée par nos bleus il faut aussi l'admettre - à susciter l'enthousiasme, la ferveur... Et c'est ce qui lui manque, à nous et peut-être aussi à eux, qui sont là-bas, sous le maillot bleu (sauf que ça ne suffit pas, on est d'accord).

mardi 27 septembre 2011

Blanc+Noir = Noir

Bon, ils ont perdu. Ou ON a perdu. Et pourtant, on aurait pu y croire après les premières minutes plutôt offensives, mais il n'aura fallu que quelques petites occasions aux Blacks, pour "concrétiser", c'est à dire aplatir, transformer et finir 30 poins plus loin que notre coq. Bon, même s'il y a eu des erreurs, qui ont coûté très cher face aux blacks, tout en maîtrise, il y a eu une équipe plus vaillante que lors des 2 premiers matches et c'est encourageant, motivant, de mon point de vue d'éternelle optimiste...


La minute technique : où qu'on en est donc?


Le coq devrait finir 2ème de la poule A et irait donc en quart de finale affronter le 2ème de la poule B (voir ici) ; pour l'instant, cela semble être l'Angleterre, mais l'Ecosse et l'Argentine  jouant leur qualification sur le prochain match ET l'Ecosse jouant l'Angleterre, on n'est pas à l'abri d'un retournement de dernière minute, du style l'Ecosse battant l'Angleterre avec les bonus offensifs.
Et là, je sens bien que je vous perds tous et qu'il faut donc que je m'expliquasse un poil sur les bonus : 
Gagner c'est bien, c'est 3 points. Gagner en mettant 4 essais, c'est un point de plus (donc 4 si vous me suivez)
Perdre, c'est pas bien, mais perdre avec moins de 7 points de retard, ça fait quand même 1 point, et donc, c'est mieux.
Et perdre avec moins de 7 point de retard ET en mettant 4 essais, c'est 2 points de bonus. Enfin, je crois bien...


Et la presse?


Si la presse néo-zélandaise titre "French toast", ce n'est pas parce que les matches tombent à l'heure du petit déjeuner. C'est aussi parce que ça sentait un peu le grillé du côté des bleus..


"Est-ce que vous vous voyez encore champion du monde"? C'est la question qui été posée à un type, appelons-le Marc, dont l'équipe vient de prendre 37 points face aux blacks, qui ont donc au passage démontré une certaine supériorité, à un type dont c'est précisément la feuille de route, et qui à ce moment, doit se demander sur quel bouton appuyer pour que ça marche...
Et du coup, la réponse, c'est : "tu m'emmerdes avec ta question". 
Faut bien se mettre au niveau et se faire plaisir, aussi...


Et pendant ce temps, on s'autorise à écrire (pas à penser sérieusement j'espère) dans certains milieux autorisés que ces bleus-là s'apprêteraient à faire le coup des autres bleus en Afrique... on rêve...

vendredi 23 septembre 2011

Quand la charnière grince...

Celles (et ceux) qui écoutent la radio, ouvrent un journal, même dans le métro, n'ont pas pu échapper aux petits commentaires concernant la nouvelle équipe type du moment annoncée par mon ami Marc.
Même la presse néo-zélandaise, s'insurge contre une soi-disant Equipe B présentée par la France ; façon polie de signaler qu'on se sent comme qui dirait insulté par cet affront du petit coq. Que se passe-t-il donc????


L'équipe type du moment - niveau II (partie 2)


Alors, on va reprendre la suite du cours sur l'équipe type du moment ; on a vu les avants, maintenant, on va prendre les 1/2 ou, autrement dit, la charnière, actuel point de frottement.
Mais qu'est ce que c'est que c'est donc que cela que la charnière ? : et bien, c'est simple, c'est le lien entre les avants et les arrières, c'est l'articulation. La charnière, c'est deux bonhommes, deux demis (le demi de mêlée, n°9 et le demi d'ouverture n°10) qui devraient ne faire qu'un, pour que la charnière soit bien huilée (et j'espère que mes allusions à peine discrètes à une porte qui grince rendent les choses à peu près claires...) et rendent le jeu fluide, agile, rapide et percutant.
Pourquoi les appelle-t-on les demis? bon, y a qu'à les regarder ou les peser. 
Le demi de mêlée va introduire en mêlée, récupérer le ballon et après analyse éclair des positions de chacun, lancer le jeu. il gueule sur les gros, c'est dire que pour un mec qui pèse la moitié tout mouillé, il en a où il faut. Le demi de mêlée, c'est un peu Asterix (et là, je cite Daniel herrero, pape barbu du rugby du sud) : petit, grande gueule et fortiche.
Le demi d'ouverture, il ouvre le jeu avec l'arrière, c'est à dire l'attaque (puisque, je le rappelle, au rugby, on avance en reculant) ; il a en gros 3 options : y aller en costaud, tout seul, faire avancer les arrières d'une passe efficace et précise ou y aller au pied.
Bon, et ces deux zozos forment la charnière et une bonne charnière, c'est souvent deux 1/2 qui ont l'habitude de jouer ensemble.
Or, pourquoi polémique il y a, c'est parce que non seulement la charnière est inédite (Morgan Parra & Dimitri Yachvili), mais aussi que Parra fera ses débuts en n°10 lors de ce petit match amical... pas de quoi s'inquiéter, donc, mais de quoi faire parler... 

Dimitri & Morgan, unis pour le meilleur?


L'info du jour

Luc, Jé et Marco sont maintenant en terre de rugby. 
Beau voyage les zamis... prenez-en plein la vue et pas seulement dans les stades...
Oui, c'est perso.


L'info du jour de demain


C'est à 10h30, heure de Paris, à la télé, c'est en bleu et en noir, mais on espère voir la vie en rose...

jeudi 22 septembre 2011

Détente d'avant match

Avant que je ne prenne le temps de vous expliquer les remous liés à la désormais fameuse charnière (vous verrez, avec les explications ce sera très clair, mais ce sera dans le prochain post), je vous annonce que notre bel et vaillant capitaine a été élu par le très sérieux New Zealand Herald, 2ème plus beau gosse de la coupe du monde (c'est pas rien, parce que y a quand même du lourd...) : il aurait dit-on "un torse à faire s'évanouir les filles".
Ce que j'en pense ? et bien, que ce serait très dommage de s'évanouir, justement...


Thierry Dusautoir, capitaine du XV de chez nous
(pas de droits photos identifiés...mais c'est pas moi)

lundi 19 septembre 2011

Les pattes dans le sirop?

Bon, j'ai pas vu le match, la faute aux fleurs de courgettes (j'me comprends et j'admets que ce n'est pas très sérieux). 
J'ai entendu le score à la mi-temps, et je me suis dis que ça sentait pas vraiment le coq élevé en plein air, au bon grain et tout et tout, qu'il manquait un peu de fraîcheur et que face aux prochains, ça allait partir en tourte à vitesse grand V.
Mais le score final - et j'insiste sur FINAL, parce que c'est quand même bien ce qui nous intéresse - c'est 46-19 et donc, une victoire. Et ça en fait 2 sur 2 matches.
Que demande donc le peuple??
Eh ben, le peuple, il veut du jeu. il veut du style (et aussi une vraie raclée qui démarre à la 2ème minute et se termine à la 80ème). Il veut un sans faute, un zéro-ballon-perdu-c'est-pas-possible-qui-qui-l'a-sélectionné-çui-là qui rassurera tout le monde en vue du week-end prochain à 10h30 heure de Paris, lorsque ce coq fiévreux rencontrera une volaille hors catégorie, label noir...
Eh ben, le peuple, il a qu'à y aller, se sortir le c.. du canapé et au moins, par solidarité, aller courir 2-3 km histoire de ventiler un peu et se dire que sportif, y a pas à dire, c'est un métier et un mental. Et arrêter de râler. hein?
Notez que je ne suis pas hyper optimiste pour autant... 


La minute culinaire


Pourquoi je parle de sirop ? c'est à la fois extrêmement simple et subtil... petit clin d'oeil au sirop d'érable canadien, au sirop contre la fièvre (décidément, quel à-propos) et que les pattes dans le sirop, on perd en vitesse, en efficacité, le ballon colle, c'est moins fluide, quoi.
Vous croyez que je peux tenter ma chance comme faiseuse de titres à l'Equipe?? 

samedi 17 septembre 2011

L'effet papillon

L'effet papillon, ou comment 2 victoires imprévues en Nouvelle-Zélande affolent les rédactions et comptoirs en Europe.
C'est à dire que ces victoires, celles du Canada sur les Tonga et celle de l'Irlande sur l'Afrique du Sud agitent la rugbosphère, la seconde remettant en cause le pré-découpage des quarts de finale, opéré de longue date par les 20 millions de journalistes, sélectionneurs, joueurs et spectateurs amateurs de tous poils. Ceux qu'on peut lire (les vrais) mais aussi ceux qui parlent, au Comptoir (spécial dédicace Folklo), aux comptoirs, dans le métro - encore que nous ne soyons pas dans une configuration footesque : on peut très bien éviter toute discussion sur la coupe du monde de rugby - pour l'instant - si on évite soigneusement quelques rues du 6ème à Paris, quelques bars par ci par là et si on fait attention à ne pas lire l'Equipe par inadvertance (et ça peut arriver quand le dit journal est régulièrement accessible dans les toilettes...).
Je reviens à mes moutons (humour de situation) Parce que dans cette organisation minutieuse, le 1er d'une poule (rappelez-vous la leçon 1) est invité à jouer contre le 2nd d'une autre poule. D'où l'intérêt d'être premier. Et quand un prétendant à la première place est en train de se positionner sur la 2ème, eh bien, ça change les matches des quarts et donc l'issue de ces matches et donc les demis et par extension, ZE finale. 
C'est l'effet papillon, et je crois bien que je suis la première à parler de papillons sur un sujet rugby... 
Le 3ème d'une poule - ok, ça nous intéresse un peu moins pour le moment - est invité à se présenter au terminal B de l'aéroport le plus proche, mais se voit également offrir un droit de revenez-y-dans-quatre-ans-sissi-ça-nous-fait-plaisir. donc, ça compte.


La minute Marc L.


J'ai lu (aux toilettes, donc) un petit article expliquant que Marc n'était pas toujours souriant avec les journalistes. qu'on l'avait vu sourire lors d'une fête (oui, c'est assez inhabituel je le concède volontiers) et que plus tard, avec la presse, il était moins souriant. Oh-la-la-le-pas-sympa.
Marc, je m'adresse à toi : ce n'est pas parce qu'au mépris de tout sens élémentaire de respect et sans même avoir lu le tome 1 du management pour les nuls, ta hiérarchie a choisi d'annoncer en fanfare ton remplaçant au moment où tu préparais ce petit tournoi amical de rugby en Nouvelle-Zélande qu'il faut faire la gueule. Et ce n'est pas parce qu'ils sont 20 millions (les vrais et les amateurs et les autres) à te guetter le couteau entre les dents, planqués entre 3 moutons et un sac de kiwis (fruits) qu'il faut faire la tête. Franchement.

Culture


Ou plutôt élevage car on va parler moutons (je suis chez moi je fais ce que je veux...) ; Saviez-vous que la Nouvelle Zélande, c'est 4 millions d'habitants et 40 millions de moutons (grosso modo, hein, c'est pas une science exacte à la minute)? Et ben, maintenant, vous le savez et je vous laisse sur ce petit brin de culture, à placer auprès de vos amis et collègues pour les impressionner... 
De rien, c'est cadeau, ça me fait plaisir.



lundi 12 septembre 2011

lundi 12, l'annonce faite à la presse

Ca va devenir un rituel : on est tranquille au milieu de son émission préférée du soir (sur Infosport) et paf, sur le coup de 10h, conférence de presse depuis Auckland. Marc communique les noms des joueurs pour le prochain match (contre le Canada). C'est que Marc aime le changement, et les journalistes aiment en parler, alors là, tout le monde s'y retrouve.
J'aime bien Marc; quand il regarde les journalistes avec l'oeil gauche qui rigole et l'oeil droit qui t'en colle une... (et aussi quand il sort de l'eau après une séance de paddle). J'écoutais donc (très) distraitement les journalistes poser leurs questions (les mêmes que la dernière fois il me semble) : est-ce que les joueurs qui ne sont pas sélectionnés sont déçus ? (évidemment que NON, ils soulèvent de la fonte et bossent comme des malades pendant 4 ans pour être sélectionnés dans l'équipe de France et jouer la Coupe du Monde, alors s'ils ne jouent pas, c'est EVIDENT qu'ils s'en foutent ; au contraire, ils vont pouvoir aller visiter une plantation de kiwis et écouter un concert de chants maoris, alors le match, tu penses bien qu'ils s'en foutent...) et l'autre question étant "Est-ce que c'est ça l'équipe type du moment". Et là ça se passe de commentaires.


Explication de texte : l'équipe type du moment (niveau II) - partie 1


Une équipe de rugby, c'est 15 bonhommes et quelques remplaçants (et donc 1 match, ça nous y fait 30 gaillards sur le pré).
Les gaillards susmentionnés sont numérotés en fonction de leur poste et leur poste nous renseigne un peu sur leur morphologie... (mais bien sûr que c'est organisé c't'histoire...)
D'abord, Les gros : (c'est pas une moquerie, c'est leur surnom et ils le valent bien et je pèse mes mots) c'est la première ligne avec les piliers un à gauche avec une oreille droite comme un chou, un à droite avec la même oreille mais à gauche, au milieu le talonneur, qui joue du talon et pourra choisir mettre un casque ou quelque chose qui protège ses 2 oreilles vu qu'il a un GROS de chaque côté (sauf si puriste). Ils portent les numéros 1, 2 et 3.
La deuxième ligne porte les numéros 4 et 5 (quand je vous dis que c'est fastoche...) mais ne va pas pour autant cueillir les cerises puisqu'elle ira poser sa tête dans les fesses de la première ligne à chaque mêlée. A chacun sa passion, faut pas discuter. et la 3ème ligne, si vous avez à peu près suivi, c'est le 6, le 7 et le 8.
Bon, et tout ça, ça nous y fait un "pack", aux alentours de 850kg ma p'tite dame. Et je vous parlerai des demis un autre jour...


Marc L., entraîneur (image AFP)


L'expression du jour : 


"Ce n'est pas : la balle à l'aile, la vie est belle".  Traduction rugbystique du très galvaudé "on n'est pas chez les bisounours" du monde politique. S'utilise de façon ironique par Marc L. pour rappeler que le rugby, ce n'est rien d'autre que du combat, du combat et aussi du combat. Peut s'utiliser au quotidien, dans la sphère familiale ou professionnelle. Exemple : "eh oh, les enfants, ce n'est pas la balle à l'aile la vie est belle ici, tu débarrasses ton assiette et tu vas te brosser les dents, et fissa".


Et sinon, si vous voulez voir l'équipe type-du-moment-de-samedi, je vous invite à lire la presse de référence...

samedi 10 septembre 2011

Samedi matin 10 septembre, à l'aube

Le samedi matin, tout ce qui se passe avant 8h, c'est pour moi le milieu de la nuit, une heure à pas mettre un crampon en dehors du lit... mais ce matin-là, on pouvait dès 7 heures entendre un petit se demander s'il n'avait pas raté le début... un plus grand lui dire "chuuut, je sais pas si ils dorment" et un très grand (crampons T42) se lever dans le brouillard pour aller chercher les croissants avant de s'installer devant le match. Un France-Japon à Auckland. A priori, le japon n'est pas terre (traditionnelle) de rugby ; a priori, ce n'est pas la grande affiche de la poule (à celles qui se demandent ce que fout un gallinacé à cet endroit et donc, qui partent de très très loin, j'expliquerai plus bas), mais bon : "faut respecter l'adversaire, prendre chaque match l'un après l'autre, et se donner à fond dans toutes les phases de jeu" *
Sauf que. Quand je me lève, c'est 21-25 et que ça sent la poule grillée. Petit crampon est déjà remonté dans sa chambre et IL est dans un état de nerfs pas possible, le téléphone qui frétille de textos angoissés et énervés. 
Coup de bol : il fait chaud, il y a du soleil, j'attrape thé et croissants et je file dans le jardin.


Explication de texte : les poules. (niveau I)


Durant cette première partie de la coupe du monde, 4 poules de 5 équipes vont s'affronter ; les 2 meilleures de chaque poule iront en quart de finale et ainsi de suite jusqu'au grand jour. Dans NOTRE poule, nous avons le Japon, le canada, mais aussi les Tongas, et surtout la Nouvelle Zélande (et on peut dire sans trop s'avancer que le gros morceau, c'est celui-là). Notre poule porte le doux prénom de A ; les autres poules s'appellent B, C et D (voyez comme c'est simple le rugby)


* florilège.

vendredi 9 septembre 2011

Et le 9/9 arriva enfin

Cette année, le 9 septembre était un jour assez attendu ici... pour moi, parce que c'était mon anniversaire (ça ne s'invente pas), pour d'autres, parce que-coupe-du-monde-de-rugby-en Nouvelle-Zélande-note-que-j'-aurais-pu-y-aller-et-que-je-reste-quand-même-avec-toi-et-les-enfants.
Je note aussi, que décalage horaire oblige, les matches seront diffusés le matin et je me dis que vais peut-être aimer cette coupe du monde là.
Je ne manque pas non plus de m'interroger,anxieuse, sur les 3èmes mi-temps, imaginant une horde de gentlemen sagement installés dans mon canapé dès 8h du matin (sagement, mais vitupérant énergiquement contre les choix des entraîneurs et les ballons qui ne sont pas relâchés assez vite et vas-y sers moi une autre bière, j'suis trop vener).
IL m'explique que cette coupe du monde là est unique car elle a lieu chez les All Blacks et que c'est un petit pays, certes, mais un grand pays du rugby. IL aime le rugby, mais IL a aussi de belles références géographiques. Il me parle aussi de l'âme du rugby, mais là, je ne sais pas, j'entends déjà moins...
Alors, j'ai quand même pris mon clavier à deux mains et j'ai décidé de vous faire profiter de cette âme du rugby néo-zélandais qui va planer sur notre maison de banlieue pendant quelques semaines.